Cette secrétaire de direction n’aurait jamais pensé que la pratique d’un instrument de musique puisse contribuer à diminuer son angoisse récurrente face à ses nombreuses tâches professionnelles. Peut-il y avoir un lien entre la musique et le travail ?
C’est une question qui lui aurait paru saugrenue, il y a encore à peine quelques mois. Mais depuis qu’elle a commencé le piano, il y a 3 mois, elle a découvert l’improvisation. Cette expérience a fondamentalement changé sa manière d’interagir avec les autres : elle est plus ouverte et plus réceptive, les surprises et l’imprévu ne l’embêtent plus, au contraire. Elle n’a plus comme seul critère d’auto-évaluation la ponctualité et la rigueur, mais aussi la capacité à rebondir face à des événements inattendus.
Elle a découvert les vertus de l’improvisation musicale et a su les transposer dans son activité professionnelle : elle n’est plus enfermée dans son angoisse face à l’imprévu, aujourd’hui elle fait de l’imprévu une matière à inventer de nouvelles solutions. Son activité musicale a donc fortement influencé ses relations et lui a permis de revisiter ses valeurs.
C’est en utilisant le kaléidoscope de l’expérience qu’elle a réalisé ce rapport existant entre ses trois dimensions de son expérience : activités, relations et valeurs. La diversification de ses activités lui a procuré une nouvelle disposition d’esprit propice à redéfinir ses relations et préciser ses valeurs : rigueur et improvisation ne sont plus à ses yeux absolument incompatibles. Elle s’en trouve ainsi beaucoup mieux…
Retrouvez la version complète de cet exemple, ainsi que d'autres, dans l'ouvrage de Daniel Stoecklin: "Voir sa vie autrement. Le kaléidoscope de l'expérience" (Jouvence, 2009).